L'Origami

Le terme "ORIGAMI" vient du japonais "ORU" qui veut dire "plier", et "KAMI" qui veut dire "papier". Le terme origami a été inventé en 1880. Avant cette date, cet art se nommait orikata (formes pliées). C'est dans le Japon antique que l'Origami fait son apparition. A l'époque, ce passe temps était réservé aux classes aisées et aux geishas. Ensuite, il a beaucoup été rapporté à l'univers féminin. Il était beaucoup utilisé comme ornement ou décoration. Ca n'est que depuis la création de modèle figuratifs et artistiques que l'origami est devenu un art. Pour ensuite se démocratiser et se diffuser dans le monde entier. Comme le dit son nom : L'art de plier du papier, il est donc interdit en origami d'utiliser tous instruments tels que des ciseaux ou de le colle. On enseigne même encore aujourd'hui l'origami aux enfants de maternelle de manière à développer leur aptitude manuelle. Le plus ancien usage de l'origami en religion connu à ce jour est le Katashiro, représentation d'une divinité, utilisé pendant les cérémonies Shinto du temple Ise.



Une des représentions d'origami les plus célèbres au monde est la grue du Japon et maintenant encore plus avec la série américaine Prison Break qui a permis de faire connaitres les grues à une population plus variée. Il existe même une légende qui dit : Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé. La grue d'origami est devenue un symbole de paix en raison de la légende du voeu des 1000 grues, et d'une jeune fille japonaise appelée Sadako Sasaki. L'histoire de Sadako est assez triste mais est très belle.


Avec le rayonnement du bombardement atomique d'Hiroshima, elle fut exposée. Elle devint alors hibakusha, une survivante de la bombe atomique. Ayant entendu la légende, elle décida de plier mille grues pour guérir. Elle mourut de leucémie en 1955, à l’âge de 12 ans, après avoir plié 644 grues. Ses camarades de classe plièrent le nombre restant et elle fut enterrée avec la guirlande de mille grues. En sa mémoire, ses amis érigèrent une statue en granit représentant Sadako dans le parc de la paix d’Hiroshima : une jeune fille se tenant les mains ouvertes, un vol de grues de papier au bout des doigts. Chaque année, la statue est ornée de milliers de guirlandes de mille grues.
Depuis, il est entré dans la tradition de plier mille grues en papier lorsqu'un proche ou bien un ami est gravement malade. Au delà de la superstition, cet acte procure courage et volonté au malade, qui se sent ainsi entouré. Le conte de Sadako a été raconté dans beaucoup de livres et de films. Dans une version, Sadako écrit un haïku dont le sens est le suivant : J'écrirai la paix sur tes ailes et tu voleras de par le monde pour que plus jamais les enfants ne meurent ainsi.



Il existe d'autres représentations au Japon très connu que sont : les "gohei", les "katashiro", les "tsutsumu" et les "anesama-nigyô".

  • Les gohei est un symbole shinto de félicité et de pureté. Il marque la présence d'un lieu sacré et de kami (esprit). La manière dont le "gohei" est plié peut varier d'un sanctuaire à l'autre et selon le kami qui est représenté. Ce sont des bandes de papier blanc coupé et plié en des sortes de zig zag. Ils sont aussi utilisées dans les rites de purification Shinto, lors des cérémonies d'ouverture des combats de Sumo, également sur les scènes de théâtre...


  • Les katashiro sont des représentations d'une divinité, utilisé pendant les cérémonies Shinto du temple Ise. Ils peuvent être aussi l'équivalent de la "poupée vaudou" qui n'est autre qu'une représentation papier, que l'on prendra soin d'enterrer, d'une personne à qui l'on veut nuire. Pour contrer le sort, il est nécessaire de se frotter le corps avec une image de papier semblable qui aura préalablement été purifiée puis la jeter dans une rivière ou la brûler.

  • Les tsutsumu correspond à l'emballage. Il est à rapproché de l'origami car un soin tout particulier est apporté à l'emballage de vos achats dans chaque magasin mais encore plus dans les grands magasins ou certaines boutiques de luxe. Les pliages de la feuille devant emballer vos emplettes peuvent être extrêmement élaboré. Cela peut prend légèrement plus mais le résultat est souvent fort élégant.

  • Les anesama-nigyô sont des poupées de papier censées éloigner la maladie de la personne à qui on l'offre. Cette croyance est sans doute aujourd'hui à l'origine de la fête des poupées "hina-matsuri" appelée aussi "joshi no sekku" qui se déroule le 3 mars de chaque année.



    Pour ce qui est de l’origine de l’origami classique au japon, voici quelques explications : Avant au Japon, le papier était un matériau très cher et, bien que la pratique de l'origami touchait de nombreux aspects de la vie, elle était généralement limitée à des usages cérémoniels et souvent intégrée à des cérémonies de la religion Shinto. Des figures origamis plus familières, appelées origamis ludiques, comme l'Orizuru et le Yakko-san, sont reproduites sous forme de ukiyoe, ou dessins, sur les kimonos depuis le 18e siècle. La distinction entre l'origami cérémoniel et l'origami ludique semble s'être effacée vers la période Edo.



    Au cours du XXe siècle, trois nouvelles techniques de pliage voient le jour : les techniques modernes, mathématiques et artistiques. Ce qui distingue l'origami moderne, créé au XXe siècle, de son prédécesseur l'origami classique est l'utilisation de modèles qui permettent la reproduction exacte des figures. Dans la pratique de l’origami moderne on prend pour règle qu'il faut que toutes les figures soient réalisées à partir de la même feuille de papier. La feuille est pliée, mais ne peut être ni découpée ni collée. Les expositions internationales d'origami ont permis de mieux faire connaître cet art et ont donné naissance à diverses organisations et associations d'origami.



    L’une de personne qui fait evoluer l'art de l'origami se nomme : Yoshizawa Akira, il a démontré que l'origami, comme toute autre forme d'art, permet d'exprimer des émotions et par conséquent est un art vivant. Lors de la création, les artistes laissent leurs émotions diriger leur créations ainsi ils improvisent au niveau des papiers, de la taille, de la texture et des couleurs qui sont utilisés. Certains artistes fabriquent même leur propre papier et emploient diverses techniques de préparation pour créer leurs œuvres.


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